Fin 1943 Verduraz dispose d’une cinquantaine de maquisards, la plupart réfractaires au STO, originaire de la vallée de l’Albarine, Tenay, Saint Rambert et de la région de Lyon.
Le camp Verduraz,, après le contact avec les G.M.R. du 17 janvier 1944 quitte la ferme de Bassan et retourne à la ferme de Terment. Les hommes l’aménagent comme ils peuvent après sa destruction le 18 juillet 1943 par les Allemands.

L’Opération allemande de février 1944 les déloge à nouveau.
Dès le début de l’opération le camp Verduraz est établi à la ferme de Terment, prés d’Aranc. (voir ferme de Terment dans Maquis) Il est coupé de tout contact avec le P.C. situé à la ferme du Molard. Alors qu’il voit le village de Rougemont et la ferme Marchat en proie aux flammes, Verduraz décroche avec ses hommes ; ils se réfugient dans la forêt, la neige qui tombe abondamment, devenue enfin leur alliée, efface leurs traces.

Lorsque les Allemands arrivent à Terment, ils pensent que la ferme a été abandonnée, ils la font sauter et l’incendie puis s’en vont. Les hommes du camp Verduraz aux aguets dans les bois se précipitent, ils parviennent à maîtriser le feu et récupèrent des denrées épargnées par les flammes.

La brutalité de ce premier contact avec les Allemands, la nourriture bientôt épuisée, ébranlent nombre de maquisards qui se voient menacés de toutes parts. Les moins aguerris veulent abandonner et se réfugier dans une région plus calme. Verduraz peine à maintenir son autorité, il leur fait valoir que sans papiers, ils seraient immédiatement arrêtés et fusillés. Lacayo et son groupe de républicains espagnols le soutiennent ardemment. Errant dans le bois de Cros, prés de Corcelles, sans nourriture, dans le froid, sans abri, le camp Verduraz est face à un début de mutinerie fomentée par le groupe de Yougoslaves. Ils veulent résoudre le problème du ravitaillement en voulant faire une razzia sur les paysans d’Evosges. La fermeté du groupe espagnol aide, une fois encore Verduraz à préserver l’unité du camp.
Après s’être réfugiés dans le bois de Cros (commune de Corcelles), chassés par le froid, la pénurie de vivre, Verduraz et ses hommes réintègrent pour la 3ème fois la ferme de Terment pourtant en ruine.

Le 5 mars, le camp Verduraz part de Terment pour cantonner dans 2 fermes, l'une la Ferme de la Cordelière à Boyeux-St-Jérome, l'autre la Ferme Le Ratelier à Nivollet jusqu’en avril.
Le calme revenu, Verduraz et ses hommes retournent à Terment qu’ils aménagent comme ils peuvent.

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