Voir "Les Vagabonds de l'Honneur" Pierre G. Jacquot"

photo stèle LacouxLe 5 février,  Le camp Michel est à Pray-Guy, l’emplacement de cette ferme toute proche, est connu des allemands, un agent de la Gestapo s’y est infiltré et vient de quitter le camp sous prétexte de maladie. Une expédition de G.M.R. menée le 26 janvier l’a aussi situé approximativement.
Les instructions de Perrotot Montréal (ce camp est sous la responsabilité du Groupement Nord) sont clairs : en cas d’attaque, il faut tenir le plus longtemps jusqu’à la nuit puis décrocher, rejoindre le camp de triage à la ferme du Mont, au-dessus de Nantua.

Au Monthoux, le 5 février 1944, a lieu un violent accrochage se produit. Un petit groupe de Résistants du Camp Michel, en mouvement entre ''Pray Guy'' et ''le Molard'' croise un détachement Allemand à la traversée de la route départementale 31. (stèle): le groupe Ludo et la section Robert sont en patrouille ; en retournant au camp, Ludo et son groupe poussent une reconnaissance vers Brénod. La colonne allemande venant de Brénod surgit alors que le groupe rejoint le poste de guet tenu par le groupe Roger.     Les deux groupes font feu instantanément. Alors que leurs camarades réussissent à échapper à leurs agresseurs en se mettant à couvert dans la forêt toute proche, trois jeunes Résistants,

  • Roger LUTRIN
  • Roger DESMARIS, "Le Suisse"
  • Germain CHEVROLET
    tombent sous les balles allemandes. Un soldat allemand viendra réquisitionner deux habitants du village pour creuser une fosse où leurs corps seront déposés, à proximité des maisons du Monthoux.
    Toute la journée du 5 février, les maquisards du camp Michel, sont harcelés par une force bien supérieure.
    Les fermes du ''Fort'' et du ''Pray Guy'' brûlent, ainsi que celle du ''Molard'', mais ils parviennent à décrocher et échappent à leurs agresseurs en disparaissant dans la forêt.

Au même moment un fermier de le Gouille prévient le camp. En limite de forêt Ludo et le groupe Robert tiennent tête à la colonne allemande tout en se repliant par bonds successifs. Ludo et Claudius Marbeaud blessés, sont coupés du camp. Mais le camp fait face, Michel organise la défense : la section Prosper fixe les Allemands dans les bois de Chevillard, Nicolas est embusqué dans la forêt des Moussières, la section Robert rentré au camp se joint au groupe Ludo et contre attaque à l’Ouest.
Il neige à gros flocon. Les obus s’enfoncent dans la neige et explosent comme des pétards mouillés. Le camp Michel tient tête aux Allemands, sans autres pertes. Les éclaireurs skieurs allemands n’ont pu s’infiltrer et déborder les maquisards.
Michel ordonne le décrochage, la ferme de Pray-Guy est abandonnée. Après une marche forcée dans 80 cm de neige, les hommes rejoignent la ferme du Mont, au-dessus de Nantua. A l’aube du 5 février, le camp Michel est en prise avec les Allemands (voir Représailles- Dans l'Ain - Opérations allemandes - Opération Korporal - Contre le Maquis)
Aprés avoir crapahuté dans plus de 80 cm de neige, les hommes du camp Michel rejoignent le soir même le camp de Triage au-dessus de Nantua. Harassés de fatigue, les hommes peuvent enfin se reposer.
Le samedi 12 février, Jeanne Moirod, agent de liaison de Perrotot guide le Camp de Triage (qui est évacué) et le Camp Michel d'abord près de Geilles à la Ferme de Lacoux, puis dans une feme prés d' Emondeau..
Le jour même la ferme du Mont est détruite, canonnée depuis la place de Montréal.